DPC : La #CSMF appelle le gouvernement à réagir.

Page d’origine: http://www.csmf.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1587&Itemid=541

Nicolas Sainmont

DPC : La CSMF appelle le gouvernement à réagir Version imprimable
La CSMF, premier syndicat médical français, a pris connaissance avec intérêt du rapport de contrôle de l’IGAS sur l’Organisme gestionnaire du DPC des professionnels de santé.

Tout d’abord, ce rapport confirme ce que la CSMF a dénoncé à de nombreuses reprises, à savoir :

• Le « hold-up » des fonds de l’assurance maladie à la formation conventionnelle des médecins libéraux et la rétention d’une partie du produit de la taxe sur l’industrie pharmaceutique, qui était pourtant intégralement dévolue à la formation des médecins.
• L’insuffisance notoire de financement de l’obligation imposée par la loi aux médecins.
• La mainmise de l’Etat sur le dispositif des professionnels de santé qui constitue une exception inédite dans le monde de la formation professionnelle.
• La complexité du dispositif réglementaire issu de la loi Bachelot et la mise en place déplorable du tout informatique retardant les indemnisations des participants.

A présent que ce constat, fait par la CSMF depuis la conception du dispositif, est établi de façon officielle, il faut que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités.

Pour autant, il serait irresponsable d’engager une nouvelle réforme de la formation continue et de l’évaluation des pratiques professionnelles des médecins libéraux qui en ont déjà subi plusieurs au cours des 15 dernières années, l’une chassant l’autre, avant même que les décrets d’application de la précédente ne soient tous parus et appliqués.

C’est pourquoi la CSMF exige des améliorations immédiates du dispositif et porte quatre revendications majeures :

1. Dès lors que le DPC est obligatoire, le financement du DPC est obligatoire. Il faut donc que le financement du dispositif soit majoré et que les médecins retrouvent l’intégralité du versement de la taxe sur l’industrie pharmaceutique et leurs dotations conventionnelles à la formation. Ne pas le faire remet en cause le contrat conventionnel.
2. Ne pas changer les règles, sans concertation avec les usagers du système. Le montant des forfaits actuels permettant une formation de qualité ne doit pas être la variable d’ajustement du sous financement du dispositif.
3. La gouvernance du DPC doit être revue de façon à redonner davantage de pouvoir aux professionnels de santé et à leurs organisations syndicales, comme c’est le cas pour toutes les autres professions.
4. L’accès au DPC pour les médecins doit être allégé et le dispositif informatique d’inscription, dont la lourdeur est amplement décrite dans le rapport, doit être considérablement simplifié.

Sur ces bases, la CSMF appelle le gouvernement à réagir vite et dans le bon sens, sans brader la qualité et l’innovation des méthodes du DPC qui suscite un véritable intérêt chez les médecins libéraux.

A propos nicolassainmont

Médecin spécialiste en médecine générale Unité de Soin Primaire MSP de Deauville Maître de Conférences Associé à la Université Caen Président de FORMUNOF (Evolutis DPC).
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